Lors d’une consultation de routine, un patient peut, depuis le 12 janvier, se faire vacciner contre le virus de la grippe A dans un cabinet libéral sans coût supplémentaire. Deux millions de vaccins monodose sont prévus à cet effet.
Ces vaccins monodose sont en effet "réservés" aux praticiens libéraux, comme les généralistes ou les pédiatres.
Jusqu’à présent, la campagne de vaccination se déroulait exclusivement dans des centres dédiés, notamment pour répondre à "des contraintes logistiques", a expliqué Roselyne Bachelot.
Face à une participation beaucoup plus faible que prévue, la polémique fait rage autour de l’écoulement des stocks de vaccins et l’annulation des commandes auprès des laboratoires pharmaceutiques. Pour Roselyne Bachelot, le gouvernement a fait "le choix de protéger les Français". Elle maintient qu’"il est important de se faire vacciner pendant l’accalmie" de l’épidémie car un second pic pourrait avoir lieu en février.
Comment se déroule la vaccination en cabinet libéral ?
Michel Chassang espère que les praticiens pourront rapidement s’approvisionner grâce au réseau des pharmacies, en écho à la promesse faite par la ministre.
Les médecins peuvent vacciner leur patient au cours d’une consultation de routine, comme par exemple dans le cadre du suivi d’une personne diabétique par un généraliste. Dans ce cas, le patient paie simplement le prix de la consultation habituelle, soit 22 euros. Les médecins ont aussi la possibilité d’organiser "une consultation spécifique de vaccination". Le tarif est alors de 6,60 euros, remboursés à 100 % par l’assurance maladie. En outre, le médecin peut "prescrire une vaccination" réalisée par un infirmier, précise Roselyne Bachelot. Bien entendu, les centres de vaccination restent ouverts au public, avec ou sans bon de vaccination.